Accalmi

L’heure de rentrer

couloir du métro

Je viens de rater le dernier métro.

Divaguant dans les rues indiscernables,

Le souffle nocturne étreint mon cou

Bien trop dénudé.

Les trottoirs vides laissent la place aux

Ébauches sombres de mes pensées,

Immuables chimères se dessinant comme

Des silhouettes.

Les néons ronronnent,

Bercés par la musique,

Étouffée par le silence,

Par les oreilles sourdes

D’une nuit bien trop

Arrosée. 

La lune me sourit,

Enroulée dans son drap bleu marine.

Les yeux à demi-clos

Je vois alors la ville d’un autre regard,

Furtivement, avant qu’elle ne reprenne

Ses allures diurnes.

C’était la fièvre d’un samedi noir.

 

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